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Un fait de société

Quand votre nouvel amour a 3 fois moins que votre âge …

Difficile de trouver un titre à cet article. C’est pourtant bien sur ce sujet tabou qu’est la prostitution enfantine ou tout juste sortie de l’enfance que j’ai décidé d’écrire.

Issue d’un milieu ouvrier, j’ai eu l’immense privilège de vivre et de grandir dans un environnement, certes modeste, mais sécurisé. Enfant, adolescente mise à part les rituelles recommandations que chaque famille fait à sa progéniture, je n’ai jamais été confronté à ce travers de la société. C’est dans les années 1990 que je découvre d’une certaine façon l’ampleur de ce phénomène et en particulier la pédophilie avec l’affaire Dutroux qui plonge la Belgique dans l’horreur et le monde entier dans la stupeur. L’affaire d’Outreau en 2001, secoue à son tour la France et l’opinion publique. A cette époque je suis une jeune adulte et je me sens comme atterrée par les enquêtes et les faits. J’avais bien-sûr déjà croisé certaines femmes vendant leurs corps dans les grandes villes de Lorraine mais je n’avais à cette époque sans doute pas mesurée toutes les contraintes que pouvaient exercer des êtres humains sur d’autres êtres humains.

Ces sentiments d’impuissance et de dégoût, je les ai malheureusement redécouvert à Madagascar, point d’affaires médiatiques ici, où l’on craint les gendarmes et l’armée de manière excessive et où l’on préfère de loin gérer ses affaires à l’intérieur de sa communauté. Malgré une politique de répression affichée, la prostitution existe et la pédophilie aussi.

Sans doute moins visible que sur les stations balnéaires réputées comme Nosy-Be, la prostitution est très présente à Madagascar et aussi à Antsirabe, ville où je vis et située sur les hauts plateaux. Le climat tempéré rappelle ici le climat de la France et permet à ces ressortissants masculins et retraités de trouver un endroit où il fait bon vivre. Pas de problème sanitaire particulier, pas de soucis d’approvisionnement et une proximité avec la capitale font de la ville d’Antsirabe, un lieu de retraite adéquat. Nombre de ces célibataires complètent ce lieu de retraite idyllique par le choix d’une compagne qui n’a souvent même pas l’âge de leurs propres enfants restés en Europe. A l’âge d’être grand-père, un certain nombre redevient donc très souvent papa !

Que dire… bercés de l’illusion d’une nouvelle jeunesse et de la découverte d’un nouvel amour, ces hommes prennent plaisir à cette nouvelle vie; peu veulent voir qu’ils brisent la vie de ces jeunes filles, qu’ils hypothèquent l’avenir de leurs propres enfants conçus pour la plupart dans un moment d’irresponsabilité consciente.

Car ce n’est ni la beauté, ni la bonté de ces « vazaha » qui poussent les jeunes filles malgaches à décider d’un tel avenir mais bien la misère et parfois même à cette misère se rajoute une pression familiale déplacée.

Ces « vazaha » ne représentent qu’une minorité mais salissent l’image de tous les « vazaha » de Madagascar…

quelques informations, images et articles sur le site de Lizzie Sadin :

http://www.lizzie-sadin.com/reportage.php?reporef=56

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